Modalités d’admission

Deux modalités s’offrent à ceux qui veulent réaliser leur cursus à l’ESAA : les concours d’accès à la première année de DNA et les admissions en cours de cursus par validation des acquis.

Les candidats qui souhaitent intégrer l’école doivent être titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme reconnu équivalent. Pour les non-bacheliers, des dérogations peuvent être accordées exceptionnellement sous réserve de l’avis favorable du directeur.

Les candidats non francophones doivent, en outre, attester d’une pratique suffisante de la langue française qui leur permet de suivre les cours et avoir une aisance à l’expression écrite.

  • En première année

À partir de la rentrée 2019, le concours d’entrée a été scindé en un concours à l’entrée dans la mention Création et un concours à l’entrée de la mention Conservation-restau- ration. Des épreuves spécifiques à chaque mention sont suivies d’un entretien individuel avec le candidat face à un jury d’admission. L’école organise deux sessions, une en avril et une en septembre.

  • Le concours d’entrée en Création

Le concours se déroule sur deux jours. Les candidats à l’entrée dans mention Création sont soumis à des épreuves théoriques en culture générale, de langue étrangère et de philosophie, ainsi que pratiques de création plastique et d’art-performance.

Les candidats doivent passer aussi des épreuves spécifiques à la mention Création, dont l’élaboration d’un carnet d’artiste ainsi que la mise en œuvre d’une action performative pour les plus représentatives. À travers la présentation d’un dossier personnel, l’entretien avec le jury est l’occasion pour le candidat d’informer sur son parcours, d’exposer ses centres d’intérêt et de préciser ses motivations, notamment au sein de l’ESAA.

  • Le concours d’entrée en Conservation-restauration

Le concours se déroule sur quatre jours. Il comprend également des épreuves théoriques en culture générale, culture matérielle et langue étrangère additionnées de celles propres aux sciences exactes – physique, chimie, biologie – et aux sciences humaines et sociales portant notamment sur la culture matérielle. Ces épreuves ne cherchent pas uniquement à évaluer les connaissances préalables des candidats mais aussi à évaluer leur capacité de raisonnement, leur compétence argumentaire ainsi que leur disposition à la pensée analytique et critique.

Les candidats affrontent également des épreuves pratiques destinées à prendre en compte les attitudes importantes pour l’exercice de la conservation-restauration, tels que la curiosité, le soin, la persévérance, la rigueur et la minutie apportés aux biens culturels. Des épreuves transversales de description graphique et écrite d’un objet, de cartographie et d’habileté manuelle pour produire un objet en volume, sont également proposés. L’entre- tien avec le jury est décisif, il permet de connaitre le parcours et la motivation du candidat.

  • En cours de cursus

Une commission d’équivalence examine les candidatures d’étudiants issus d’autres formations supérieures et juge de leur pertinence en se basant sur leur dossier respec- tif ainsi que leur performance lors d’un entretien. Les candidats de l’espace européen doivent justifier de la validation des crédits correspondants aux niveaux précédents à celui demandé.

De même, selon l’arrêté du 16 juillet 2013, « Les diplômes obtenus hors de l’Union euro- péenne ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen, ces derniers feront l’objet d’un contrôle de comparabilité avec les diplômes français. »

Tous les candidats (diplômés du DNA de l’ESAA ou les candidats externes) postulant à la première année du deuxième cycle doivent argumenter leurs choix de projet et de mémoire sur une note d’intention présentée à la commission d’équivalence.

Après une présélection sur dossier, l’admission du candidat est validée à la suite d’un entretien.

Le candidat qui souhaite suivre le cursus en conservation-restauration en troisième année doit justifier au minimum de deux années d’études validées, équivalents à 120 ECTS, dans le domaine de la conservation-restauration des biens culturels. Après présélection sur dossier, les candidats sont admis à passer un entretien avec un jury.

  • En tant qu’auditeurs libres

Le suivi de certains cours du cursus en auditeur libre est possible après acceptation des enseignants concernés. Selon la nature et le niveau de ces cours, ils sont accessibles non seulement à des professionnels spécialistes ou plus ou moins néophytes. Ces cours peuvent concourir à un perfectionnement dans un domaine précis en fonction d’un besoin défini.

Après qu’un candidat à l’audition libre d’un enseignement se soit entretenu avec l’ensei- gnant qui le dispense, une demande écrite et argumentée qui explicite son projet doit être adressée au directeur de l’établissement qui statuera en fonction de la pertinence de la demande et des possibilités de service. Depuis 2010 et jusqu’en 2018, plusieurs auditeurs libres ont fréquenté assidûment le séminaire Art et Artefactualité tenu en cinquième année de la mention Conservation-restauration, sous les auspices de Jean- Pierre Cometti et Marc Maire. Un autre séminaire de M2 en conservation-restauration aussi ancien, celui de la Coordination méthodologique, accueillait lui aussi une assis- tance élargie à tout enseignant et intervenant qui le souhaitait, pour participer à la réflexion collective au sujet de chaque projet de recherche devant aboutir à la rédaction du mémoire. À noter que les personnes inscrites au titre d’auditeurs libres ne peuvent bénéficier du statut d’étudiant ni d’aucun diplôme qui sanctionne le suivi de ces cours.