Project Type : actualité

Rencontre | Musées du Pays de Grasse

Rencontre avec les Musées du Pays de Grasse le 1er juin de 10 heures 30 à 15 heures dans l’Amphithéâtre de l’ESAA – 500 chemin de Baigne-Pieds, Avignon.

Accès libre et gratuit ouvert aux étudiant.es et au public

 


 

Programme

  • 10h30-11h00 Présentation des établissements, des métiers/équipes et des enjeux sur le territoire
  • 11h00-12h00 Présentation des collections des musées : problématiques de conservation et d’exposition
  • 14h-15h La culture olfactive comme enjeu d’un territoire : actions culturelles et Education Artistique et Culturelle. Le développement des publics et les publics empêchés.

 


 

Présentation

Le Musée International de la Parfumerie, classé musée de France, présente une collection de plus de 50 000 objets composée d’objets issus des arts décoratifs, de la botanique, de l’industrie, de l’ethnographie ou de la sociologie, allant du chef d’œuvre à l’objet du quotidien. Il retrace l’histoire des parfums, mais aussi des savons, des fards et des cosmétiques, depuis cinq mille ans. Le Musée International de la Parfumerie (MIP), situé au cœur du berceau de la parfumerie, présente l’histoire mondiale de la parfumerie et met en lumière les savoir-faire ainsi que l’ingéniosité des industries grassoises.

Le Musée aborde par une approche anthropologique l’histoire des fragrances sous tous ses aspects : matières premières, fabrication, industrie, innovation, design, à travers des formes très diverses (arts décoratifs, patrimoine industriel, ethnographie…). Il constitue la collection publique la plus importante au monde consacrée au parfum, de l’Antiquité à nos jours, sur les cinq continents. Ce lieu unique propose également une approche multisensorielle pour comprendre la fabrication des parfums et des arômes, mais aussi l’utilisation des odeurs à des fins culturelles, médicinales ou de séduction.

 

Le Musée d’art et d’histoire de Provence rassemble, au sein de l’hôtel de Clapiers-Cabris, d’importantes collections consacrées d’une part à la vie quotidienne en Provence orientale depuis la Préhistoire, et d’autre part aux Beaux-arts et arts décoratifs du 17e s. à la 1ère moitié du 20e siècle. Près de 35000 œuvres et objets y sont conservés.

Ce musée régionaliste est l’œuvre de François Carnot (1872-1960), fils de l’ancien Président de la République marié, à Grasse, à Valentine Chiris, fille de l’industriel en parfum qui est à l’origine de l’extraction au solvant. La création de ce musée rassemble rapidement l’élite locale et nombre de donateurs français et étrangers.  

Autour de l’archéologie régionale et des arts et traditions populaires, d’une sélection de peintures, sculptures, arts graphiques, mobiliers, céramiques, verreries, textiles, bijoux et armes, le musée restitue l’histoire de la Provence orientale dont les traditions, solidement ancrées dans la vie quotidienne, ont favorisé l’émergence d’identités locales fortes.

Rencontre | Almir Narayamoga Suruí

 


Dans le cadre de la semaine de workshops organisée par l’École supérieure d’art Avignon – ESAA du 9 mai au 13 mai 2022, Léa Le Bricomte, artiste et enseignante de l’ESAA propose une rencontre avec le Chef Almir Narayamoga Surui. Cet événement aura lieu le mercredi 11 mai à 18h dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville d’Avignon.



Présentation | Rencontre
Almir Narayamoga Surui, leader du peuple Paiter Surui d’Amazonie Brésilienne, grand activiste environnemental nous parlera de son parcours ainsi que de l’actualité de la lutte des peuples autochtones pour préserver leurs droits fondamentaux. Il évoquera les grands projets de reforestation et d’agroforesterie éco-responsables menés par son peuple depuis plus de 20ans. La transmission de la culture traditionnelle est un autre enjeu fondamental, le peuple Surui a récemment crée une université des savoirs de la forêt.

 



Présentation | Invité | Almir Narayamoga Surui
Almir Narayamoga Suruí est le chef du peuple Paiter Surui, territoire autochtone situé dans l’état du Rondônia au nord-ouest du Brésil. Il est né en 1974, soit cinq années après le premier contact de son peuple avec la civilisation occidental. Il est le premier membre de sa communauté à avoir étudié à l’université. Il s’oppose à l’exploitation forestière, minière et à l’élevage intensif. En 2000 Il lance un grand plan de reforestation et de protection du territoire Surui : près d’un demi millions d’arbres seront plantés en 20 ans. Son combat en faveur d’une gestion durable des ressources de la forêt tropicale (agroforesterie éco-responsable) a fait de lui un interlocuteur incontournable pour le gouvernement brésilien. En 2007 il sollicite Google Earth pour faire cartographier précisément la terre Surui. En 2008, Almir Surui a reçu le Prix des Droits de l’Homme à Genève, et a été classé parmi les cent plus importantes personnalités du Brésil. Ces actions activistes, ces combats politiques ne font pas l’unanimité, il subit de nombreuses menaces, sa vie a été mise à prix par des mineurs illégaux. Il a vécu 2 ans sous la protection des forces spéciales de la police fédérale (2012-2014). Avec le Cacique Matuktire Raoni, il porte plainte en 2021 à la cour pénale internationale contre le président brésilien Jair Bolsonaro, accusé de persécuter les peuples autochtones en détruisant leur habitat et en bafouant leurs droits fondamentaux. Sa fille, Txai Surui, étudiante en droit âgé de 24 ans le rejoint dans son combat, elle s’est faite connaître par son discours vibrant à la tribune de l’ONU dans le cadre de la cop26.
La traduction sera assurée par Thomas Pizer, président fondateur de l’association Aquaverde. Artiste Suisse. Ancien délégué du Comité International de la Croix-Rouge, Thomas a passé plus de quinze ans à mener des actions humanitaires dans des pays en guerre à travers le monde. Président Fondateur de l’association Aquaverde, il s’est mis au service des peuples autochtones d’Amazonie, et est aujourd’hui reconnu par ceux-ci au Brésil comme « passeur » inter-culturel.

 



Présentation | Organisatrice | Léa Le Bricomte
En qualité de Présidente de l’association Aquaverde France, Léa Le Bricomte défend de nombreux projets environnementaux notamment pour lutter contre les ravages causés à la forêt amazonienne et ses habitants.

Association Aquaverde
https://www.aquaverde.org/aquaverde-france/

 

RENCONTRE AVEC ALMIR NARAYAMOGA SURUI
Mercredi 11 Mai à 18h
Salle des fêtes de l’Hôtel de Ville d’Avignon

Programme




 

 

Journée d’étude exceptionnelle | Enquête en conservation-restauration

 

Journée d’étude Jeudi 28 avril 2022 : L’enquête en conservation-restauration

Journée d’études exceptionnelle sur les méthodes d’enquête en conservation-restauration. De la fonction aux usages, du passé au présent, de l’objet ethnographique à la performance en art contemporain, cette journée d’étude organisée par Salma Ghezal, Morgan Labar et Bernard Müller sera l’occasion de revenir sur les méthodes et pratiques de la conservation-restauration à l’ESAA. 

Intervenants :

  • Marion Bertin (Avignon Université)
  • Stéphanie Elarbi (Musée du quai Branly – Jacques Chirac)
  • Bernard Müller (ESAA)
  • Gaspard Salatko (Fondation des Sciences du Patrimoine)
  • Zoé Renaudie (Luma Arles)

L’approche en conservation-restauration (CR) à l’École supérieure d’art d’Avignon (ESAA) se distingue en promouvant une enquête qui met l’accent sur la dimension immatérielle des objets d’étude. Elle privilégie des méthodologies d’enquête orientées davantage sur l’usage que sur la fonction. L’enquête contribue à décrire les conditions sociales, culturelles et historiques d’utilisation des objets à conserver ou à restaurer. Elle ne remplace pas l’approche matérielle, mais la complète.

Déplaçant la focale de la chose à son contexte, l’enquête opère un déplacement de l’identité fixe de l’objet (paradigme essentialiste) vers l’épaisseur mouvante de sa biographie – sa fabrication, ses usages, ses circulations, ses altérations.

Dans cette approche, l’objet en question est systématiquement soumis au filtre critique d’une enquête veillant à situer l’objet. Que ce soit selon la fonction qu’il incarne ou selon les traces qu’il porte, c’est toujours à partir d’une situation singulière que l’enquête démarre : le contexte de la commande de conservation ou de restauration, dont l’analyse permet d’identifier des dynamiques patrimoniales spécifiques.

Cette orientation méthodologique offre un atout indiscutable pour la conservation-restauration d’objets, dont la fonction échappe quand on en ignore le contexte d’usage, à l’instar des objets rituels / arts sacrés et de certaines œuvres contemporaines, notamment performatives, dans lesquels l’objet est un outil activant une situation. C’est en réalité la situation performative qui est à restaurer. Le / la restaurateur.ice-anthropologue peut par exemple fournir une documentation pratique conçue à partir de la réactivation momentanée, bien qu’artificielle ou théorique, que permet l’enquête, parfois au moyen de méthodes de reenactment / reconstitution historique.

Cette journée d’étude ouverte au public et en particulier aux étudiant.e.s de l’ESAA a pour objectif de clarifier les attendus d’une enquête en conservation-restauration, ses différentes étapes, les outils qu’elle mobilise et l’analyse des données qu’elle génère. Les interventions de 30 minutes seront suivie de 15 minutes d’échange. La journée se conclura par un long temps d’échange et de dialogue.

 


Jeudi 28 avril, Gaspard Salatko, conservateur-restaurateur et chercheur propose une intervention exceptionnelle à l’ESAA intitulée De la crise patrimoniale à l’enquête : la conservation-restauration entre anthropologie et pragmatisme.

Rencontre | Benoît Buquet

Rencontre avec Benoît Buquet le 7 avril de 14 heures à 16 heures dans l’Amphithéâtre de l’ESAA dans le cadre du cours d’histoire de l’art contemporain de Morgan Labar

Accès libre et gratuit ouvert aux étudiant.es et au public


Benoît Buquet, historien d’art et maître de conférence à l’Université de Tours, est spécialisé en Histoire, théorie et critique de l’art, du design graphique, de l’exposition et de la culture visuelle au XXe siècle et au XXIe siècle. Cette rencontre est organisée dans le cadre du cours d’histoire de l’art contemporain de Morgan Labar.

Rencontre | Chrystèle Khodr

 

 

Chrystèle Khodr est une actrice, autrice et metteuse en scène basée à Beyrouth.

Son travail émerge de l’urgence de reconstituer une mémoire collective à partir d’histoires personnelles. Dans ses projets les plus récents, Chrystèle s’intéresse de plus en plus au mouvement de l’Histoire et son impact sur la temporalité et la narration en tant que dimension formelle du théâtre.

Entre 2009 et 2012, elle créé des formats de pièces intimes et des solos : Bayt Byout, 2007 ou comment j’ai écrasé mes enveloppes à bulles et Beyrouth Sépia, qui ont été joué dans plusieurs festivals et lieux au Liban, en Egypte, en France et en Belgique.

Elle écrit et met en scène le spectacle Augures en mai 2021, qui a été présenté dans divers lieux et festivals au Liban et en Europe

En parallèle de son travail d’artiste indépendante, elle a créé des collaborations avec plusieurs artistes de diverses disciplines dont la Cie Zoukak, l’artiste visuelle et scénographe Bissane Al-Charif et le metteur en scène Waël Ali avec qui elle créé la pièce Titre Provisoire.

Chrystèle a reçu l’Ibsen Scholarship, pour monter Ordalie une adaptation du texte « Les prétendants à la couronne. » dont la première est prévue pour novembre 2023. Actuellement en résidence d’écriture à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, Chrystèle Khodr viendra présenter son travail aux étudiant.e.s de l’ESAA

 


 

Rencontre avec Chrystèle Khodr

Mardi 5 Avril de 17 heures à 19 heures

Amphithéâtre de l’ESAA

Accès libre et gratuit ouvert aux étudiant.es et au public

 

Exposition | Hamid Maghraoui | Bienvenue dans le désert…

L’exposition Bienvenue dans le désert du réel est visible jusqu’au 4 septembre 2022 à la Collection Lambert. Plusieurs pièces d’Hamid Maghraoui, enseignant artiste de l’ESAA, y sont également présentées.

 


 

Bienvenue dans le désert du réel  
20 février – 4 septembre 2022

Par cette phrase prononcée au début du film Matrix, largement inspiré de la pensée de Jean Baudrillard — « Le simulacre est vrai » —, Morpheus invite Neo à prendre conscience de la réalité d’un monde dont il ne percevait jusqu’alors que la représentation faussée, créée de tout pièce par la Matrice.

Vingt ans après la sortie de ce film, au moment où la diffusion de l’information est sur le point d’imploser sous la pression de données numériques envahissant notre quotidien de manière incontrôlée, la question du réel, de la réalité et de leur représentation, s’impose comme un des enjeux majeurs de nos vies contemporaines.

Le monde semble ne plus apparaître que sous forme d’informations féroces s’affrontant à travers des récits artificiels, spectaculaires et excluant, offrant aux foules qu’elles espèrent conquérir des visions détournées, déformées, falsifiées de la réalité. Aussi, de nombreux artistes de ce début de siècle ont mis en perspective la tension entre le réel, sa représentation spectaculaire ou faussée et sa transposition dans des événements imaginaires.

En infiltrant les dispositifs et les récits à l’œuvre dans le monde de l’imagerie de masse (cinéma, presse, mythes contemporains), en concevant des œuvres dont les multiples sens de lecture nous invitent à une distanciation critique face à la représentation du réel telle qu’elle nous est imposée ou en s’attachant au réel dans sa forme la plus brute, les œuvres des artistes présentées dans cette exposition nous invitent avec une poésie indéniable à douter de la nature des images que nous rencontrons, à déconstruire les mécanismes de représentation contraignants en présence.

La manière dont nous pensons le monde — et, ce qui est probablement plus essentiel, comment nous le racontons — est d’une importance majeure. Ce qui arrive mais n’est pas raconté cesse d’exister. Celui qui contrôle et qui tisse le récit gouverne. *

Olga Tokarczuk, Le tendre narrateur, 2020

 

Les artistes :

Carlos Amorales, David Askevold, Joseph Beuys, Pierre Bismuth, Christian Boltanski, Slater Bradley, Marcel Broodthaers, David Claerbout, Angela Detanico et Rafael Lain, Claire Fontaine, Anna Gaskell, Kendell Geers, Nan Goldin, Douglas Gordon, Jenny Holzer, Jonathan Horowitz, Paul Johnston, Anselm Kiefer, Koo Jeong A, Delphine Kreuter, Barbara Kruger, David Lamelas, Richard Long, Hamid Maghraoui, Fiorenza Menini, Jonathan Monk, Mariko Mori, Owen Morrel, Tsuyoshi Ozawa, Adam Pendleton, Anri Sala, Jérôme Taub, Gavin Turk, Salla Tykkä

 

Conférence | Véronique Monier |Qu’est-ce qu’un préventeur ?

Conférence de Véronique Monier – Mercredi 23 mars à 17h dans l’Amphithéâtre de l’ESAA – 500 chemin de Baigne-Pieds, Avignon.
Accès libre et gratuit ouvert aux étudiant.es et au public en présentiel uniquement
Qu’est-ce qu’un consultant en la conservation préventive ?

Véronique Monier est consultante en conservation préventive. Son activité va de l’étude préalable en amont de programmes, à l’élaboration de programmes au sein de diverses agences de programmation. Elle fait équipe avec des architectes et assure également des missions d’AMO. Elle a travaillé pour d’importantes institutions et à l’étranger.

Présentation :
La conférence porte sur la pratique professionnelle d’accompagnement de divers projets muséaux. Quel est le rôle du « préventeur » dans une équipe de programmistes ? d’architectes ? auprès d’un maître d’ouvrage en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage ? Le préventeur a pour mission de veiller à l’intégration de la conservation préventive au niveau architectural, technique et fonctionnel : que recouvre cette mission du point de vue des compétences et du dialogue avec les parties prenantes. Certes, il s’agit de conservation des biens culturels mais comment doit-on la défendre auprès d’autres professionnels et face au commanditaire ? Quelles sont les enjeux, les attentes et les moyens. Les étudiants seront sollicités préalablement à la conférence : une demande de recherche personnelle et un questionnaire leur seront envoyés à dessein de préparer leur réflexion et leur réactivité.

Rencontre |Marc Partouche

Rencontre autour du livre de Marc Partouche le mardi 22 mars à 17h dans l’Amphithéâtre de l’ESAA – 500 chemin de Baigne-Pieds, Avignon.

Accès libre et gratuit ouvert aux étudiant.es et au public

Les écoles d’art qui changent le monde.
Utopies et alternatives pédagogiques de 1815 à nos jours (Hermann Editions)

Marc Partouche, est critique et historien de l’art, auteur, commissaire d’expositions, expert de l’enseignement artistique supérieur, des arts contemporains et du design. Il a dirigé plusieurs écoles d’art dont l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Actuellement, Secrétaire général de l’Association Internationale des Critiques d’Art, il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages.

Présentation :
De multiples caractéristiques réunissent les écoles d’art visitées dans le présent ouvrage. Elles sont, le plus souvent, créées à l’initiative d’un artiste agissant seul ou avec quelques acolytes avec lesquels il partage une même vision de l’art : dans cette galaxie se côtoient Courbet et Whistler, Léger, Morris, Chagall, Malévitch, Gropius, Cage ou Isou. Elles peuvent l’être aussi à l’initiative d’un groupe, lorsque de nouvelles frontières artistiques ou politiques nécessitent des cadres réinventés (ainsi en est-il avec les Impressionnistes, les Nabis, les Abstraits ou les Vhutémas). L’effet de ces facteurs, isolés ou combinés, a pour résultat de transformer durablement l’ensemble des méthodes et des objectifs de la transmission du savoir dans le champ de la création, d’ouvrir à des formes nouvelles d’enseignement, parfois de produire des ruptures qui changent complètement le paysage concerné aussi bien dans l’enseignement que dans l’art et les mutations esthétiques en général.
Les différentes études portant sur l’enseignement artistique supérieur abordent très rarement les relations existantes entre les modèles officiels qui le constituent et les différentes alternatives apparues dans l’histoire pour s’en démarquer ou s’y opposer.

Printemps des poètes | Poésie en exposition

 

La Ville d’Avignon en partenariat avec l’École supérieure d’art d’Avignon  donne carte blanche à deux étudiants artistes, Nina Casserat et Lucie Monty-Brunel, dans le cadre de 24e édition du « Printemps des Poètes ».

Ces deux étudiantes en première année de master en mention Création à l’ESAA exprimeront leurs visions du fugitif et de l’Éphémère avec diverses installations dans 3 lieux de la Ville, l’Espace Pluriel, l’Espace Social & Culturel Croix des Oiseaux et le Péristyle de la Mairie d’Avignon.

 

Présentation de l’artiste | Lucie Monty-Brunel

Le travail de Lucie Monty-Brunel est axé sur la notion du récit, réel ou fictif. Le récit des liens qui nous attache au lieu et à la famille, à la mémoire, dans une dimension personnelle ou bien collective. Cela passe par la peinture et l’installation, en majorité issues d’une œuvre, d’une image ou d’un objet préexistant, comme une réappropriation.

 

Présentation de l’artiste | Nina Casserat

Dans sa démarche, Nina Casserat manie l’écriture par l’exploration de son potentiel comme matériau littéraire et graphique. Son questionnement la pousse à déconstruire l’objet normé du livre pour se l’approprier et intervenir à chaque étape de sa production. Fabriquer ses propres outils lui paraît essentiel pour garder une empreinte manuelle dans un processus mécanique basé sur la répétition et le geste cadencé. Ses narrations, ses objets, ses installations appellent une présence et suscitent une rencontre avec lesquels des images latentes et fragmentées se détachent.

 


 


Printemps des Poètes | Poésie en exposition
Du 16 au 24 Mars – Péristyle bas de l’Hôtel de Ville (Place de l’Horloge)
À partir du 12 Mars – Espace Pluriel (3 avenue Richelieu)
À partir du 12 Mars – Espace Social et Culturel de la Croix des
Oiseaux (rue du Tambour d’Arcole)

Lecture et projection | Terre Brûlée

 

L’École supérieure d’art d’Avignon, dans le cadre de l’ARC – Parole action situation, a le plaisir de vous inviter à la conférence Terre Brûlée, une projection parlée de bazinvollaire. Les invités sont : Christiane Vollaire et Philippe Bazin. Cette projection est ouverte au grand public et aura lieu le vendredi 21 janvier 2022 à 17h dans l’amphithéâtre de l’ESAA, 500 chemin de Baigne-Pieds à Avignon.

 

Quelques éléments de contenuEn juin 2013, les évènements de la Place Taksim/Parc Gezi à Istanbul ont défrayé la chronique médiatique internationale pendant plusieurs semaines. Ils ont décidé en 2014, un an après les protestations, d’interroger les significations possibles de celles-ci à travers ces gestes d’immolation, si terribles, et se rappelant d’autres gestes semblables, en Tchécoslovaquie, au Tibet, en Tunisie, etc… et bien sûr en France. La projection parlée se déroule sur environ 75 minutes mêlant lecture à deux voix, et projection de photographies simultanément et/ou en alternance au texte. Dans ce projet artistique et citoyen, la projection parlée est l’une des trois formes que prend l’œuvre.

 

Présentation des artistes
Christiane Vollaire est philosophe, spécialisée en philosophie esthétique, politique et médecine. Elle est également chercheure associée au Centre de Recherche sur le Travail et le Développement du CNAM, membre du programme Non-lieux de l’exil

Philippe Bazin est photographe, diplômé de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles et a ensuite enseigné la photographie à l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon. Depuis le début des années 2000, son travail artistique se développe autour des relations entre esthétique et politique. Il participe actuellement à l’exposition À la vie, à la mort au Musée des Beaux-arts de Lyon.

Leur collaboration, associant philosophie de terrain et photographie documentaire critique, a pris forme sur plusieurs terrains politiques : Balkans (2000), Pologne (2008), Égypte (2011), Chili (2012), Turquie (2013), Bulgarie (2014), Grèce (2017-2020) ; mais aussi en France, autour des camps du Nord (2016), du mouvement des Gilets jaunes et des quartiers populaires (2019-2020).

Elle a donné lieu à trois ouvrages :

  • Le Milieu de nulle part, Créaphis, 2012 (sur les centres d’hébergement et de rétention des migrants en Pologne)
  • Vider Calais (2019), Château Coquelle à Dunkerque
  • Un Archipel des solidarités : Grèce, 2017-2020, Loco, 2020
    ainsi qu’à une projection parlée, Terre brûlée, autour des immolations de l’année 2013 en Bulgarie, entrée dans les collections du Centre National des Arts plastiques.
    Leurs travaux communs ont donné lieu à plusieurs articles et publications. Le plus récent est l’ouvrage collectif L’Urbain par l’image, paru en 2019, dont un chapitre présente leur travail au Chili. Plusieurs expositions ont présenté le travail sur la Pologne et sur Calais.

 

Pour vous inscrire à cette conférence, nous vous invitons à envoyer un courriel à : administration@esaavignon.fr en indiquant vos noms, prénoms et téléphones.


Nous vous remercions d’avance de respecter le protocole sanitaire interne et les mesures préventives liées au contexte pandémique, le pass sanitaire vous sera ainsi demandé.

 



Terre Brûlée – projection parlée
Vendredi 21 Janvier 2022 à 17h
Amphithéâtre de l’ESAA Voir moins